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Monnaie
Ouguiya 1€ = 358UM
Gazole
235.7UM (0.658€)
Situation géopolitique, 3
Espagnols puis ensuite un Italien ont été enlevés sur la RN3 à
170km de Nouakchott en
décembre, route que nous allons prendre.
Passage de la douane
en 1H30, nous sommes arrivés à la pause repas.
Le no man's land
toujours aussi difficile à franchir, toujours parsemé de
carcasses de véhicules. Nous avons à nouveau suivi les données
du Gandini, qui s'avèrent précieuses pour ne pas s'ensabler.
Toujours les panneaux prévenant des risques de sauter sur les mines, si on
quitte la piste, encore faut il savoir où passe cette fameuse
piste !
Pas de demande de
cadeaux, rien à payer à la gendarmerie, rien à payer à la
police, et 10€ à payer à la douane pour le passavant du
véhicule. Pas de fouille.
Discussion à la
douane pour passer le temps:
- Avec un anglais qui se rendait en
Land Rover jusqu'en Afrique du Sud, en passant par le Nigéria et
le Cameroun. Pour lui, pas de problème de sécurité si on passe
par l'Ouest de ces deux pays.
- Avec les passeurs de
voitures, qui nous racontent que, il y a deux mois, un pauvre
cycliste s'est fait refusé l'entrée en Mauritanie et renvoyé à
RABAT pour prendre son visa.....
.2300KM * 2 -
On espère qu'il a fait du stop!
Le no mans land est
parsemé de voitures en épave mais aussi de véhicules en
stationnement avec des plaques européennes ou sans plaques du
tout, surveillées par des chiens et des gardiens . Ces véhicules
ont été achetés par des Mauritaniens ou des Sénégalais, et les
transactions ont été effectuées dans le No mans land.
L'acquéreur final est allé acheter une nouvelle carte grise et
(éventuellement) parti payer les droits de douane. Pour passer
il leur suffit de payer quelques bakchichs d'où la mentalité des
douaniers, habitués à être arrosés.
Ave
Km 3777 ▼
5 février
2010
Ө
jour 40.4°C en plein soleil à la douane 28.8°C à
Nouadhibou
Arrivés à Nouadhibou qui s'est
modernisé depuis notre passage en 2001, la ville est toujours
aussi sale mais nous n'avons plus de haut de cœur lorsque l'on y
marche, Nous allons au Cap blanc en suivant les points GPS du Gandini, mais cela à bien changé, nous attaquons la piste vers
le port pétrolier et minéralier (SNIM), nous passons une zone où
les poubelles brûlent, ça pue, mais plus loin c'est pire ça sent
la M.... en cinq lettres comme le dit Monsieur Cambronne. La
aussi cela manque de charme, passage d'un barrage militaire,
puis le Cap blanc est fermé par une barrière, il y a un gardien
c'est 1200UM/pers, vu l'état de la piste le lait à coulé du
frigo et nous voyons une quantité phénoménale de mouches se
régaler, coup de fly tox. Le gardien nous dit que quand ils
mettent le feu aux poubelles les mouches viennent à la pointe,
sympa nous avons eu la totale !
La vue sur la mer est très
jolie.
le gardien nous propose de nous
emmener voir les phoques, il marche à ras de la falaise, nous,
trois pas derrière, Nous sommes courageux mais pas téméraires, hum hum ....je suis peu convaincu de
son appel des phoques avec son sifflet vu la force du vent, bref
nous ne voyons rien comme d'habitude, deux fois il nous dit là
là vous l'avez vu, et non, il bluffe et puis, non il y en a bien
un, donc c'est vrai, il y a bien des phoques moines, Un gros
mammifère marin joue dans les vagues et répond au
sifflet du gardien de la pointe. Super.
Ah oui le cap blanc maintenant
est rouge car les poussières du terminal de la SNIM recouvrent
le sable blanc.
Au retour, nous croisons le train
minéralier, le plus long du monde je crois.
Nous allons prendre notre place
au camping Abba, puis allons livrer les vêtements d'enfants à
l'église du père Jérôme N20°55.035' W017°02.761'
Au camping, nous rencontrons
Brahim, qui fait du commerce divers. C'est lui qui en 2007 a
ramené en Mauritanie le corps du malheureux français qui voulant
couper la piste dans le No mans land a sauté sur une mine en
Février 2007. Ni les policiers marocains ni les policiers
Mauritaniens ne sont habilités à intervenir en cet endroit. Il a
donc utilisé le sac de couchage du voyageur et a rapatrié le
corps sur Nouadhibou.
Nous n'avons pas retrouvé les
taxis sans âge complètement cabossés mais magnifiquement
repeints en bleu clair au pinceau, Brahim nous dit qu'avec le
nouveau gouvernement tout cela a changé, en fait tout le monde
fait taxi d'ou des coups de klaxon partout et tout le temps.
Km 4254 ▼
6 février
2010
Ө
matin 18.5°C à
Nouadhibou Ө
jour à Nouakchott 41.5°C
La route nationale 3 de
Nouadhibou à Nouakchott est toujours de bonne qualité, malgré
une partie centrale du trajet soumis à un vent de sable et une
visibilité moyenne nous avons bien roulé au détriment de la
consommation (18.88l/100km).
Aujourd'hui pour éviter que les
policiers sautent sur le marche pied et passent la tête dans le
camion comme pour m'embrasser je fais la technique de l'année
dernière, je monte la vitre d'un tiers, c'est pas sympa mais
cela évite des discussions interminables tous les 50Km.
L'inconvénient majeur des
contrôles de police c'est que, quand j'ouvre ma vitre, 4 à 5
mouches rentrent, Est ce que les policiers élèvent des mouches
ou autre hypothèse ..........
Arrivés à Nouakchott nous nous
dirigeons vers l'auberge
Menata, chez Olivia il n'y a plus de place, C'est
plus grand et plus calme apparemment que chez Herman (qui aurait
vendu paraît il) . Olivia nous emmène à sa maison d'hôte, mais
il faut se stationner dans la rue et cela ne nous plaît guère.
Nous allons aussi voir le camping du bord de mer (camping Tergit,
2500 UM par personne plus électricité 1000 um) pour revenir cette
fois chez Herman qui a pris un an sabbatique d'après son
associé. Auberge du Sahara, 1700 UM par personne électricité
incluse, WIFI à disposition)
Point GPS de
l'Auberge Menata chez Olivia
N18°05.590' W015° 58.639'3
Point GPS de
l'Auberge Sahara chez Herman N18°06.150' W015° 59.820'9
Le "gardien de phare" a baissé ses watts, les Allah Akbar sont
moins forts ou ce sont mes oreilles qui baissent encore. Lors
des achats à la supérette, le frigo où il y a le beurre
est en panne, le vendeur nous dit "ce n'est pas grave, "le
dépanneur va venir bientôt", bon d'accord mais en
attendant, les clients doivent acheter de l'huile en boîte !
Km 4254 ▼
7 février
2010
Ө
matin 23.5°C Ө
jour 34.5°C couvert vent poussière
Ce matin nous allons
comme d'habitude faire le visa du Mali, puis l'assurance pour le
Sénégal chez AGM, Nous sommes déjà assurés pour toute l'Afrique
par AGF France, mais c'est pour éviter des
palabres avec les gendarmes sénégalais. (15 jours, 9000 UM pour
le camper et la moto). Ils ne font pas l'assurance carte brune CEDEAO
contrairement à ce que disent les guides.
Puis nous allons
toujours comme d'habitude nous rafraichir et manger à l'hôtel
Marhaba ancien Mercure racheté par des Grecs, Pour Solange, ce
fut un délicieux steak de chameau, cuit à point.
Pour le café au
salon je prends des journaux, il y a une pub CANON avec un
appareil photo numérique, nous y allons, ils n'ont qu'un modèle
et il est bien, plus cher qu'en France mais nous n'avons pas le
choix puisque j'ai perdu le mien. Récupération des passeport à l'ambassade du Mali à 15H30 sans
problème. (deux mois, deux entrées, 20 000UM le visa)
Tous les trajets ont
été faits en taxi, les prix et les chauffeurs sont corrects, les
voitures pourries mais on connait.(200 um la course, 300 si on
sort de ville). A l'arrière, Solange ne savait pas où mettre les
pieds car le plancher était un vrai gruyère, et quand elle a
voulu s'accrocher à la poignée supérieure, le toit est
descendu.....Une réelle expérience. Evidemment le pare brise
était cassé et les portes latérales, chacune d'une couleur
différente. Mais pour 200 UM la course, soit 60cts, il ne faut
pas trop en demander.
Nous retrouvons avec
plaisir chez Herman un couple de Belges en fourgon et Martine et
Jean Michel en camping car
73, rencontrés
l'année dernière au PK25 à Dakhla, Jean Michel
nous suit sur notre site. Ils descendent aussi au Sénégal; nous
croisons Herman.
Nous retrouvons sans
plaisir nos premiers moustiques.
▼ 8 février
2010
Ө
matin à Nouakchott 19.5°C Ө
jour 35.4°C
Nous prenons la
route pour le Sénégal, nous essayons d'aller dans le parc
national de Diawling dès les premiers panneaux, la piste est
bonne pour nous, mais rien n'est balisé et nous ne possédons pas
assez d'infos, alors nous faisons demi-tour et reprenons la route
de Rosso.
Point GPS de l'embranchement du parc de Diawling N16°41.644'
W016°03.258'
Nous prenons donc la
piste pour le barrage de Diama à Rosso.
Point GPS de l'embranchement
de la piste vers le
barrage de Diama N16°30.729' W015°48.761'
La piste est
correcte mais on ne sait jamais quel est le meilleur endroit
pour rouler, en bas ou en haut sur la digue, nous apercevons
deux beaux varans. Nous l'avons faite en 2H45.
Avant la douane de
Birette nous payons le gardien du parc 2000um (avec reçu).
Point GPS de la douane de Birette (coté Mauritanien du barrage
de Diama) N16°30.729' W015°48.761'
Solange raconte
le passage en douane
Avant le barrage de
Diama, arrêt au poste de Douane:
Deux mauritaniens
qui jouaient avec des dés sur un tapis par terre me font signe
de rentrer dans leur cabane. Ils me montrent une porte et me
disent "c'est là, rentre".
A l'intérieur,
personne mais un jeune douanier arrive très vite, l'air très
sévère:
- Passeports
- Ce n'est pas toi !
- Si c'est moi ,
avec un grand sourire
(c'est vrai
que la photo du photomaton ne m'arrange pas)
- Non ce n'est pas
toi!
Un deuxième arrive,
lui aussi avec un air très sévère et ferme la porte.
Me voici enfermée
dans 4 m2 avec deux mauritaniens qui se la joue méchants..
Je ne me démonte pas
et leur explique en souriant que désolée, c'est bien moi.
- Permis de conduire
et carte grise!
et voyant le nom du
permis le N° 2 dit "c'est elle".
D'un ton tranchant:
- 10 euros ou 3000
UM!
- OK, 3000um avec un
reçu.
- Pas de reçu, y'en
a plus (je suis fusillée du regard)
- Pas de reçu,
pas de Ouguiya ! avec un grand sourire
- Tu reviens quand ?
- Peut être dans deux mois
- Tu auras ton reçu dans deux
mois!
- OK vous aurez les ouguiya dans
deux mois
- Va t en, on va dire que tu
n'est pas venue!
Ensuite, poste de police:
-Passeports s'il vous plait .
(Tiens il est poli)
puis d'un air très sérieux et sur
de lui :
- 10€ ou 3000 ouguiyas
- avec un reçu s'il vous plait
- ah heu je n'ai plus de reçu,
vous pouvez y aller
J'étais heureuse, rien payé pour
sortir de Mauritanie! mais raté, alors que je remontais dans le
camper, un Mauritaniens m'appelle,
- hé, il faut payer la taxe à la
commune, 500 ouguiyas!
ça recommence
- ok avec un reçu
et il me donne un reçu Zut je
devrais donc m'acquitter des 500 um.
Album
photos de la Mauritanie |