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Monnaie
Francs CFA 640FCFA = 1€
Gazole
555FCFA (0.867€)
Température
Ө12°C à Ө39.5°C
Heure
GMT
Routes à péages
500 ou 1000FCFA
Situation
géopolitique
il y a eu une attaque
de rebelles sur la route de Nioro le 28 décembre où
nous allons, l'armée a contre attaqué et la zone serait
sécurisée......
14 janvier 2009
Ө jour
31°C Ө matin 12°C
Passage au mali par la
route de Ayoun à Nioro. La route est bonne quelques plaques de
goudron ruinées mais on les voit de loin et la route est peu
fréquentée.
Dernier poste de sortie en
Mauritanie N15°42.023' W009°18.911' paiement du droit de
sortie 3000UM, au second poste de validation de la gendarmerie ils
essayent de nous escroquer de 2000UM ; devant notre refus, ils
n'ont pas insisté.
A
Nioro il y a effectivement des
petits "barrages en pierres" et l'armée avec un blindé
d'intervention rapide.
Km 4537 ▼
14 janvier 2009
Ө jour
31°C Ө matin 15.5°C
Nous retrouvons ce que
nous aimons, et ce que nous aimons moins les épineux et le cram
cram, les épineux rentrent dans les crocs comme des clous, oui je
sais il faut être un peu con pour marcher avec des crocs dans la
brousse, de toute façon au bout de 20m on a compris.
La reprogrammation de
l'électronique me donne du couple, c'est agréable, je roule en
quatrième demi-vitesse à 1500 tours.
Enfin à Nioro nous prenons
une piste non carrossable ♥
♥
, après 4000 Km depuis Tanger
cela fait plaisir. Nos
compagnons Toulousains temporaires se joignent à nous.
Direction Bafoulabé, la
piste est bien marquée par les roues des charrettes on n'a pas
d'hésitation pour choisir sa piste, il y a des ornières de
camions impressionnantes, c'est une piste à ne pas faire à la
saison des pluies, il y a pas de circulation à part les
charrettes et quelques motos chinoises. Paysage et villages très
pittoresques. Nous bivouaquons au village de Birou
N15°04.606' W009°54.292' , ce village est très propre. Nous rencontrons
le chef du village et toute la population ... Sympa, mais que de
mains à serrer, je me suis pris pour Chirac ! La conversation
tourne autour de la température, ils sont tous frigorifiés, ils
ont eu une nuit à 12°C, glaciale .. Le lendemain nous leur
offrirons deux sacs de vêtements. Il y a de l'eau au puits
(pompe à main) et une station d'essence. Le bivouac est
accompagné du regard des enfants, si on donne quelque chose à
l'un d'entre eux ils ne se battent pas? ils partagent, c'est
beau.
Km 4686 ▼
15 janvier 2009 Ө jour
31°C Ө matin 17°C
Cette piste de Birou à
Oussoubidiana est très cassante et il y a beaucoup de zones
trialisantes, le comportement du camion est super, il nous
impressionne toujours ce bestiaux ! Le matin nous avons fait 60
Km en 4 heures, bivouac à Oussoubidiana N14°15.159'
W010°28.226', il y a une station de carburant. Nous dînons à
l'extérieur du village mais nous bivouaquons à coté de la
"gendarmerie" (une case) sur les conseils du commandant, copain
de Christian, joint par téléphone. Le village est très sale mais les
habitants ne mendient pas, comme tout le long de cette piste
d'ailleurs.
Km 4826 ▼
16 janvier 2009 Ө jour
34.2°C Ө matin 20°C
De Oussoubidiana à Kalé, nous
faisons 140 km en 11H00 alors que nous piqueniquons le midi sur
le pouce, nous voyons un singe ça nous change des rats palmier
et des oiseaux. Le passage des fleuves de Bafoulabé (les deux fleuves)
se fait sans attendre. Le bac est là et il y a dix minutes de
traversée, par contre l'arrivée à l'embarcadère est hard, les
gars ont des têtes (pas tibulaires mais presque !) et des comportements de preneurs d'otages, il
a fallu voir le quatrième gars avant d'avoir le prix de la
traversée 15000 FCFA pour le camper et 10000FCFA pour le TOY.
De l'autre coté du fleuve c'est la
surprise, la piste est une piste cyclable ! Il est très
difficile de se diriger, la navigation satellite nous indique la
direction, mais le choix de piste est difficile car on ne peux
pas suivre obligatoirement les traces des motos chinoises. Nous
sommes toujours en train de demander notre chemin aux locaux, ici
ça change de l'autre rive ou dans les villages ils chantaient
toubabou toubabou toubabou, ici c'est cadeau cadeau cadeau bien connu.
Lors d'un passage dans un village, un gars me fait un signe
d'urgence, je pile, un problème ? il saute sur le marche pied,
agrippe mon polo (le club de foot du village), t'en as pas un
pour moi, il a été mal accueilli.
La piste est étroite, les branches
frottent, j'élargie la piste avec la cellule du camper !
Nous faisons un bivouac à Kalé
N13°43.156' W010°39.409' dans la cour de l'école. Visite
de présentation à la concession du Chef du village qui nous
accueille très gentiment, entouré de ses 4 femmes de de ses
dizaines de gamins! Le soir, les
enfants nous regardent comme dab mais on ne peut rien leur
donner car ils vont se battre, une vendeuse de papaye vient,
nous en achetons une pour nous et les autres à partager pour les
enfants, ils comprennent et applaudissent.
17 janvier 2009 Ө jour
31°C Ө matin 17°C
Nous prenons la piste de Kalé à
Toukouto
aidé par deux "guides" qui habitent par là, nous
les laissons près de la gare, heureusement qu'ils étaient là car
avec les traces de motos nous tournions en rond.
C'est une piste abandonnée
♥
♥
♥
, nous ne
rencontrons que des motos chinoises, très bien ces motos
équipées de monos coupleux, silencieux et qui ne fument pas ça
change des mobylettes. L''état de la piste est déplorable,
l'ancienne est sans arrêt coupée par des "déviations"
difficiles, de plus on ne sait pas par quel coté passer, nous
utilisons deux fois le blocage de pont central, près de Toukouto
nous rencontrons à deux reprises des passages risqués non pas
par l'état de surface mais par l'angle latéral qui n'est pas bon
pour nous, pas d'autre voie possible alors je serre les fesses
et on y va.

Il y a des passage de la voie
ferrée réguliers, normal nous la suivons, mais pas de problème
nous nous sommes renseignés, le train passe une fois et c'est
lundi retour mardi, nous sommes dimanche.
Nous rencontrons un passage de gué
profond, se sera le test de l'angle arrière avec notre porte à
faux important, ça passe à 10 - 15 cm d'après madame (l'œil de
Moscou). Nous avons un tapement aléatoire sous la cabine du
camion, je passe dessous pour vérifier j'en conclus que c'est la
liaison du pot d'échappement, bien foutu ce système à ressort.
Nous attendons Christian et
Françoise dans un village, suite à un passage de la voie ferrée
ils ont explosé un pneu.
Nous arrivons fatigués
au pont de
chemin de fer de Toukouto, un panneau indique de se renseigner
auprès de la gare avant de traverser, pas de problème nous
sommes renseignés (un train lundi retour le mardi).
Je m'engage sur le pont, Solange
préfère traverser à pieds pour les photos. J''entends le walkie
talkie qui crachote, les paroles sont hachées , Christian me
donne les consignes, prendre au centre et à la sortie sur la
gauche, au milieu du pont, j'entends dépêche toi le train
arrive, je souris ils savent plaisanter ces toulousains. A mon rythme je
débouche à la sortie du pont sur la gauche car à droite il y a
une crevasse, merci Christian, je me stationne à coté de la voie
ferrée, Christian me dit de me mettre plus loin car le
train arrive, il me dit que ça fait une heure qu'il siffle
et j'entends alors le sifflet et putain le train arrive, Solange
est au trois quart du pont, nous lui crions de courir, ouf elle
a senti le vent du boulet, elle sprinte et moi à 2 minutes près
j'étais en bouillie. voilà quand on est fatigué et arrivé à
destination.
C'est une "piste" détestable à
éviter, l'autre rive est plus sympa que se soit au niveau
paysages et population.
Moralité
se renseigner avant en traversant le pont qui est long,
à pied, Les enfants de l'autre coté ont les infos ou mieux aller à la gare
mais c'est assez loin, mais enfin le prix d'une vie ....
Le vice de
Christian c'est Aïcha
Maintenant c'est de notoriété
publique, Christian il lui faut Aïcha matin midi et soir, et
ceci tout les jours de la semaine, autant vous dire qu'il n'y va
pas avec le dos de la cuillère, car Aïcha c'est de la confiture
de dattes marocaines, Solange apprécie aussi.
Bivouac très sympa au campement de
Toukouto N13°27.529' W009°52.722', nous bivouaquons dehors car
la porte n'est pas assez haute pour nous, de plus les douches ne
fonctionnent plus (depuis la décolonisation ?) normalement il
n'y a pas de prix fixé on donne ce que l'on veut, il nous
autorise de prendre de l'eau, Françoise prend la douche chez
nous.
18 janvier 2009
Ө jour
25.4°C Ө matin 16.5°C à Bamako
Nous prenons la route de Bamako via
Kita, c'est une très belle route non goudronnée carrossable
jusqu'à Kita, quel plaisir elle est large et les arbres sont
loin.
Nous pourrions prendre de la
vitesse, mais nous faisons de la poussière, alors nous doublons
les charrettes et les vélos à 30-35 km/h, c'est un peu vite mais
sinon nous n'avançons pas. par contre nous passons les villages
à 25 km/h pour ne pas faire de poussière, Pour les motos c'est
plus délicat car elles roules assez vite et là c'est la
poussière, ils portent tous des masques en moto, mais pas de
lunettes, désolé..
A Kita nous faisons le plein, ouf ,
Il y a plusieurs stations, par contre aucune depuis Bafoulabé.
137 litres dont 96 dans le supplémentaire, la consommation a été
de 14,5 litres au cent, oui mais à 15km/h de moyenne ! Finalement
nous aurions encore pu faire des Km avant la panne sèche.
Nous nous séparons de Christian et
Françoise, ils ont un timing à respecter et sont attendus à
Bamako.
Ensuite nous prenons la belle route
goudronnée à péage vers Bamako, nous avons eu deux péages, un à
1000FCFA et un autre à 500FCFA.
Il faut faire attention aux
ralentisseurs dans les villages, la vitesse est limitée à
50km/h, mais les limiteurs sont des 30km/h !
A quelques kilomètres de Bamako,
j'entends comme un bruit de cloche sourd, je ralenti, j'écoute,
c'est aléatoire, on en conclut que se sont les bols qui sont
chahutés dans le placard Un peu plus loin ça revient et ça s'accentue, je
m'arrête et à la coupure du moteur j'ai compris c'est le pot
d'échappement. Effectivement la patte de fixation arrière s'est
cassée, bien foutu le système, c'est en alu, en cas de choc sur
le pot , ce sont les pattes qui prennent tout, se déforment ou
cassent, mais le pot est sauvegardé.
Quand à Bamako les ralentisseurs
fleurissent et ils sont pourris, c'est un mixte de bosses,
trous, et nids de poules.
Jusqu'à présent nous avions évité
Bamako, mais cette fois ci on n'y coupe pas. C'est moins pire
que ce que j'attendais, c'est sale, la circulation est
africaine, mais ça pu moins qu'au Maroc et les motos chinoises font
peu de bruit, heureusement car il y en a des centaines.
Nous allons à l'auberge Djamila
avec le point donné par le Gandini, nous ne trouvons pas, alors
nous téléphonons pour dire que nous venons camper avec un
camping car, ils nous donnent rendez vous à la maison de la
culture, ensuite
notre guide nous amène dans une ruelle ou j'accroche un câble,
ça chauffe le guide leur dit que nous allons nous garer et que
nous revenons ensuite, mais nous voyons la porte d'entrée dont
la hauteur est pour les voitures ! Le guide dit que l'on dort
dehors dans la ruelle, il faut voir l'allure de la ruelle !
Alors un autre "guide" nous parle d'un autre camping, et nous y
allons c'est au bord du fleuve Niger, il y a des pirogues et
c'est d'un silence bien venu. C'est l'hôtel Djobila N12°36.592'
W008°00.564',
3500FCFA/pers (5.47€) et par jour, c'est cher mais à Bamako ils sont tous cher.
Comme convenu l'équipe du câble
(c'est un câble internet privé) nous rejoint, après de
nombreux palabres ils nous réclament 75000FCFA (117€), nous refusons,
c'est 50€ ou sinon ils passent par l'assurance, pas content le
boss accepte, il n'a qu'à mette le câble plus haut c'est une
voie publique.
On paie un pot au dernier guide,
sympa mais bla bla bla, il veut nous guider à Tombouctou, il a
beaucoup de frais dans son job, OK, on voit où il va en venir.
Moi je vais démonter ma patte du pot d'échappement, ensuite je
vais voir la réception, un gars va m'amener demain chez un
mécano au bout du goudron (?).
Km 5237 ▼
18 janvier 2009
Ө jour
32°C Ө matin 17°C
Ce matin c'est la
réparation de la patte du pot d'échappement; Un gars trouvé au
camping me sert de guide, il m'est très utile, il fait les
recherches et me sert de traducteur, A la troisième adresse ils
peuvent le faire, ils appellent quelqu'un, un gars vient il se
fait expliquer ce qu'il y a à faire, 7500FCFA (11.71€ !) et 2
heures, ça j'aime c'est un pro, pas de bla bla, pari tenu, c'est
du bon boulot, tout est remonté en début d'après midi.
Qu'est ce que nous
sommes bien dans ce camping, les gars sont sympa, avec la vue
sur le fleuve avec les pêcheurs en pirogue, la forêt en face,
c'est calme, il y a un petit vent donc nous n'avons pas de
moustiques. Par contre en ville ce matin il y en avait plein sous
les arbres des ruelles non ventilée.
Nous demandons
l'électricité sinon la plaque Wallas ne fonctionne pas
►voir résolution,
1000FCFA/jour (1.56€), ils se mettent à trois pour le faire, un
gars ouvre une fenêtre d'une chambre pour raccorder ma rallonge,
je leur demande si à ce prix là la chambre et la dame sont
compris, ils rigolent mais je n'ai pas de réponse, ce sera
toujours un mystère ..
20 janvier 2009 Ө jour
32°C Ө matin 15°C
Temps couvert
Nous louons un taxi demandé à
l'hôtel, c'est le copain du copain, nous payons à l'heure
3000CFA (5.40€), en trois heures c'est bouclé, le consulat du
Burkina pour le visa (33700CFA/pers 90 jours plusieurs entrées,
c'est cher), attention l'adresse a changée ils sont maintenant
en face de l'ambassade de Libye, puis c'est le bureau de change,
ensuite les supermarchés La fourmi et Azar (cote à cote), nous
profitons du déplacement pour visiter, par mal le palais du
premier ministre en construction payé par la Lybie. Il y en a
qui vive dans les palais et les dorures de la république, comme
chez nous quoi ! A tous les carrefours de nombreux mendiants
nous demandent l'aumône dans une boite en fer blanc. Retour à
l'ambassade du Burkina pour récupérer les passeports avant midi
et retour au camping. La visite de Bamako nous laissera un bon
souvenir car malgré la pauvreté et l'état de saleté des ruelles,
c'est une ville très animée où il semble régner une ambiance
sympa.
L'après midi un jeune du camping
nous amène dans un cybercafé. Le débit n'est pas mal 350CFA/h
(0.64€). Solange s'arrête pour acheter des bananes, je vais
prendre une photo des bananes, une femme s'enfuit en criant en
emportant son enfant (la photo porte malheur). Dans la rue les
enfants sont gentils et viennent saluer les "Toubabous"
gentiment en donnant la main, et étrange, ils ne réclament rien.
Le jeune guide nous dit que les blanc sont les bienvenus à
Bamako
21 janvier 2009
Ө matin 15°C Ө jour
30°C Temps couvert
Nous quittons avec
regret ce camping de Bamako, nous prenons la route pour Ségou,
nous avons quelques soucis toujours avec notre plaque Wallas, au
petit déjeuner elle a démarré après le troisième reset.
Petite frayeur à midi, après 3 essais infructueux, j'allume le
camping gaz et de la fumée sort sous l'évier, je fonce sur
l'extincteur, j'éteins le gaz, c'est du gazole en
microbrouillard. Après réflexion je pense que c'est un retour
par l'aspiration......Bivouac à
l'hôtel indépendance
3000CFA/pers, nous avons le WIFI (Libre) depuis le camper.GPS
N13° 25.795' W006°13.464'. Le restaurant est très bon, sain et
très (trop) copieux, les prix sont corrects, nous aurons mangé
de la viande et du poisson capitaine en brochette, à la mode de
Ségou ( sauce tomate) et un autre à la mode Bamako (avec
banane), avec des bananes plantain en accompagnement, les
crudités sont délicieuses.
Km 5665 ▼
23 janvier 2009
Ө matin 16°C Ө jour
25°C Temps couvert vent fort poussière
Nous allons voir
le barrage de Markala, retour sur
Ségou repas au restaurant de
l'hôtel de l'indépendance, puis nous nous dirigeons vers
Teriya
Bugu
(
Le paradis du Mali) ♥
♥
♥
, nous prenons donc le goudron direction Mopti et nous tournons
pour prendre la piste inondable au point N13°08.698' W 005°51.024',
il faut faire attention sur le goudron au premier panneau publicitaire
indiquant
Teriya Bugu avec une grosse flèche vers la gauche
8km 40 minutes, il faut tourner 8 km après ce panneau. La piste
saison sèche que nous prenons n'est pas très intéressante,
facilement praticable avec des pneus TT, bien balisée, elle est
très poussiéreuse, le paradis du Mali se mérite ! A la sortie
d'une courbe derrière les arbres nous tombons nez à nez avec
trois types en vélos cagoulés avec des fusils, je ralenti pour
ne pas faire de poussière, coup d'œil dans le rétroviseur, se
sont des chasseurs !
Nous aimons
beaucoup cet endroit ♥
♥
♥
, à l'arrivée nous nous sommes dit les locaux sont vraiment très pauvres ici
ils n'ont même pas de huttes, se sont des cabanes en feuillages,
erreur en fait c'est un campement provisoire pendant la saison
sèche car ils sont en zone inondable, ils sont polis, réservés et "authentiques", nous pouvons faire notre
première ballade sans être entouré du bruit des voitures et
motos dans les gaz d'échappement. Nous bivouaquons dans le parc
entre la plantation de bananes et d'oranger, ils nous avaient
proposé à coté du groupe électrogène pour avoir l'électricité,
nous avons préféré les bananiers. Très sympa la promenade dans
le parc avec toutes ces sortes d'arbres, arbres à palabre,
papayers, cocotiers, manguiers et le bord du fleuve avec les
pêcheurs locaux, impressionnant le marquage des eaux hautes sur
les troncs d'arbres +2m. C'est une halte
♥
♥
♥
que nous recommandons, Le point GPS est
N13°12.499' W005°31.835'.
Pour le second jour le
matin nettoyage du camper (il en a besoin), lessive, bricolage
divers je ressoude les pistes du chargeur pour le 220v des
walkies talkies car sur 12v la charge n'est pas terrible. Midi
repas au restaurant du parc (3000FCFA 5.40€/pers le menu
complet), ici tout est lent, pour travailler (pas trop), pour
apporter le couvert, pour marcher, alors nous nous y mettons
aussi. Promenade dans le parc, nous allons dans le village
acheter du pain, ils sont en train de manger en commun dans une
bassine avec du poisson et du riz, ils nous en proposent,
non merci, puis sortie à l'extérieur du parc pour voir le
campement au bord du fleuve, nous revenons avec Mariam, elle va
à l'école (16 km par jour).
Une grue couronnée nous
tiendra compagnie toute la journée, un peu collant, mais avec du
pain posé à distance il ne vient plus picorer n'importe
quoi chez nous, son premier chant nous fait peur, était ce pour
me séduire, ça n'a pas marché, jamais le premier soir !
▼
24 janvier 2009
Ө matin 16.5°C Ө jour
30.5°C grand soleil
Nous prenons la route principale en
latérite de Terriya Bugu au Waypoint N12°58.941'
W005°28.288'.
Nous n'allons pas voir la grande
mosquée de Djenné car le niveau de l'eau est bas et l'accès au
bac va encore être dans un endroit à galère, nous avons déjà
donné. Nous connaissons la mosquée, nous l'avons visité dedans
il n'ya que des colonnes pour tenir le toit, des crachoirs au
sol et une multitude de ventilateurs (tous les 1.50m) offert par
un américains.
Mopti
Nous allons à l'hôtel "Y a pas de problème", le quartier c'est
la bande de Gaza ! et il faut payer pour dormir dans la rue, un
"guide" nous amène à l'hôtel des roses N12°58.941' W005°28.288',
(2500FCFA/pers) passé l'inquiétude de la ruelle très occupée au
sol, nous trouvons un havre de paix, nous mangerons même sur la
terrasse, mais avec les lampes frontales car la terrasse n'est
pas éclairée.
La visite de Mopti, surtout la
vieille ville
♥
♥
♥
nous laissera des images fortes, c'est le moyen
âge, d'ailleurs je n'ai même pas fait de photos tellement la
population est dense et les activités nombreuses, les animaux et
les égouts !!!!!
Km 6107 ▼
25 janvier 2009
Ө matin 17°C Ө jour
30.2°C grand soleil
Après la visite de Mopti nous nous
enfuyons vers le Pays Dogon.
Arrivé à
Bandiagara la navigation
satellite nous lâche, la cartographie fonctionne mais Touratech
se ferme dès que l'on enclenche le GPS (Plus tard j'ai
réinstallé Touratech dans un nouveau répertoire).
Nous prenons la route de
Sangha N14°21.075' W008°36.146'
♥
♥
cette route en latérite est de bonne qualité dans
l'ensemble, quelques passages sont ruinés mais sans difficultés
techniques pour des véhicules TT.
Arrivé à Sangha
nous retrouvons
Roland et Henriette que nous avions croisés sur le Ferry.
Nous nous dirigeons vers le bureau des
guides pour négocier la grande boucle Sangha- Banani - Iréli -
Sangha. Nous négocions la boucle tout compris,
cadeaux pour les photos et les visites, le resto et la
charrette, et la visite de Sangha comme ça pas de surprise et pas
d'ambigüité. Ils nous amènent au camping GIRU YAM N14°28.253'
W003°18.528' (2500FCFA/per) je demande si il y a un robinet
d'eau, il me montre un arbuste où il y a des bidons, et si il y
a l'électricité, il fait oui de la tête mais avec des points
d'interrogation dans les yeux.
Nous partons
visiter Sangha
♥
♥
♥
avec le guide, il nous demande une
avance pour acheter le "Cola", tiens il va prendre du Coca Cola
certainement pour le repas de demain ! Pour la visite de sangha
(2 quartiers) nous apprécions la compagnie du guide (un vrai !) KOUGANA DOLO et de son apprenti OGO DOLO, ne criez DOLO à
Sangha, ils s'appellent tous comme ça, le guide non seulement
nous explique, mais aussi nous introduit dans les habitations,
nous fait passer dans les endroits sacrés (Interdit sans un
guide) à la file indienne.
Nous voyons l'inévitable case à
palabres où tout le monde sait que le plafond est bas pour que
l'excité qui se lève d'un coup s'assomme. Ensuite la case des
règles où la femme pendant sa. menstruation. Cette case est
interdite aux hommes, la case des sacrifices, la case de Griaule celui qui a
implanté la culture des oignons et fait fabriquer le barrage. A
chaque fois le guide offre du cola (ah c'est ça), ça les shoot
comme l'alcool paraît il. Ils ont un grand respect pour les
anciens, nous allons voir la case de l'Hogon, le plus ancien du
village qui aurait vers les 90 ans, notre guide aurait environ
27 ans, c'est approximatif il nous explique qu'ici ils ne vont
jamais à la mairie, tout se passe à la case à palabre..
L'explication sur l'Hogon est stupéfiante, entre autre ....il ne
se lave pas à l'eau mais avec la langue d'un serpent qui est
dans la case, on ne peut pas voir, il n'a pas peur du serpent,
le jour ou il a peur il meurt !
Retour au camping, on lui offre une
bière, il met un doigt dans la mousse, et jette la mousse au
sol, c'est une marque de respect pour les ancêtres.
Parler le Dogon (Du plateau)
il y a plusieurs dialectes, il y a
trois types de Dogon, ceux du plateau, ceux de la falaise et
ceux de la plaine (au delà de la grande dune) qui sont métissés
avec des Peuls.
AGAPO
Bonjour (le matin)
Po
Salut
Digapo
bonsoir
Séo?
Comment ça va ?
réponse
Séo
ça
va !
Dégué Dégué
Doucement
BIROPO
merci
CONO
en faisant signe de partir pour chasser les enfants (ça ne
marche pas terrible, je n'ai pas d'accent et les guides se
marrent)
▼
25 janvier 2009
Ө matin 19°C
La grande boucle
Sangha - Banani - Ireli - Sangha ♥
♥
♥
Départ à 7H00 retour à 18H00, mais
tranquille (dégué, dégué) car le soleil cogne, heureusement il y a toujours un
petit vent et l'on est bien ... à l'ombre !
Nous commençons par les tables de
la divination; Au sol des "sages" tracent des dessins et placent
des objets (pierres, bâtons, graines ..) dans des petites
parcelles suivant la demande (aux esprits) des clients. La nuit
le renard vient manger les graines et déplace les objets, le
sage interprète et nous expliquera les résultats de la nuit.
Nous traversons la grotte naturelle
pour observer le panorama du haut de la falaise, ensuite c'est la descente,
le plus facile quoi ! Nous croisons des vendeuses de bière de mil
qui montent et qui portent des bassines de 20 litres sur la
tête, en tong, avec enfants, enceintes, quelle santé ! Belle
descente, en bas nous arrivons à Banani, on boit un coup au bar
en attendant que le muletier prépare l'attelage.
Pour me faire immortaliser sur la
charrette, je passe l'appareil photo au guide et je m'assois à
l'arrière, mais je n'ai pas pensé à l'effet de balancier, j'ai
failli lever l'âne à l'autre bout, mais il est plus lourd que
moi, si si je ne mens pas !
Nous faisons donc Banani Iréli au
pas d'âne, nous descendons quand l'âne faibli dans le sable mou,
et nous observons tranquillement dans le bas les habitations
Dogon et plus haut les anciennes habitations des Telem, l'ancien
peuple qui a précédé les Dogons. Ces anciennes habitations
servent pour placer les morts animistes, sauf les musulmans et chrétiens.
Arrivée à 11H00 au resto, nous
attendons en discutant les 2H00 de préparation du repas, nous
choisissons couscous et poulet grillé, bananes et oranges en
dessert, on en profite pour mettre notre eau au frigo pétrole.
Lavage des mains dans le seau (classique) mais tenu par un
serveur, la classe ! Après le repas ils nous offre le thé, nous
buvons seuls, ils n'ont que deux verres, après les verres
passent à la table des voisins, sans être lavés. Le guide nous
annonce départ à 15H30 (houlà ! on n'est pas si vieux
que ça, quoi que !), en attendant il nous montre une
paillasse (sur roche) et nous amène un matelas qui a déjà servi
!!!!
Nous reprenons la route à 15H00,
pas bête le guide, nous sommes à l'ombre. La montée se fera
tranquillement avec des poses à l'ombre, les cases à palabres
sont magnifiques, nous verrons des artisans (nattes, cordes,
tissus..), plus l'on monte et évidemment on voit mieux le haut de
la falaise. Nous visitons la plus haute habitation, la femme prépare
la crème de mil, elle tient un bébé à la main, pile les graines,
et tout celà sur une corniche d'à peine un mètre de large qui
lui sert de terrasse! Ensuite nous voyons les tombes avec les outils
du métier du mort, des pots cassés qui ont contenu de l'huile de
pépin de raisin sauvage que l'on met sur les morts, ou des
cheveux des femmes mortes qui sont tondues.
Et nous attaquons la roche, mais
par où ça passe ?
Nous zigzaguons, certains passages
sont hard, étroits, le guide nous dit qu'il n'y a jamais
d'accident. Arrivé sur un plat dans une faille, le guide nous
fait asseoir sur un rocher en plein soleil, et va derrière un
buisson, nous pensons "un besoin urgent ?", et nous entendons
qu'il casse des branches ? coutume locale ? il revient avec les
branches et les lancent sur les fruits du baobab, mais ça ne
marche pas, l'apprenti s'y met aussi, c'est mieux mais pas plus
de résultat, il reste un dernier bâton, il le lance, raté, il
tombe devant nous, ouf ! Il le reprend, je dis c'est le dernier
essai après on s'en va, et ça marche. Le fruit du baobab c'est
le bonbon Dogon, ça ressemble à de la meringue dure, c'est
acidulé, et ça donne soif !

Le fruit du baobab séché, frais on
fait des sirops
Au camping nous offrons une boisson
à nos guides, un doigt dans la mousse que l'on propulse par
terre, le chef des guides nous rejoint pour savoir si tout s'est
bien passé, on discute et à un moment il nous dit "il y a
beaucoup d'accidents sur ce parcours ! (jambes, bras cassés, voir
plus !!!)
Kougana nous explique qu'il a
appris le français avec les guides. Son père ayant eu 11
enfants, il n'a pas pu aller à l'école. L'école est
gratuite mais les parents doivent acheter les stylos et les
cahiers, mais aussi les habiller propre chaque matin ce qui
n'est pas possible dans les familles nombreuses. Il faut aussi
leur donner une pièce tous les jours pour qu'ils achètent le
repas de midi et il n'y a pas d'argent dans ses familles qui
vivent de leur mil et de leurs oignons dont la récolte ne suffit
qu'à leur besoin.
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26 janvier 2009 Ө matin 26°C à 7H00
Journée repos, je demande
l'électricité, il n'y a pas d'électricité, un robinet d'eau, il
n'y en a pas, je leur dit 2500FCFA pour ne pas avoir ni eau ni
électricité. En fait il a fallu un peu de temps pour qu'ils
comprennent, ils m'ont apporté deux jerricans d'eau provenant de
la pompe à main. Je vais plonger la pompe électrique dans le
premier bidon et je vois le fond, vite un comprimé de chlore
dans le réservoir. Pour l'électricité quelqu'un me propose un
groupe, j'utilise le mien.
Finalement après réflexion, je me
dit ailleurs c'est 2500FCFA et il y a un robinet, mais ici ils
pompent, aux douches et WC il y a l'eau qui provient d'un
réservoir sur le toit, qui lui même est rempli par des bidons
que transporte les gars !
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27 janvier 2009
Ө matin 26°C
Journée de repos
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28 janvier 2009
Ө matin 26°C Ө
journée 38°C
Avez nos guides nous
prenons le camper pour 12 Km pour se rapprocher de la falaise au
dessus de Tireli
♥ , la descente sur Tireli par la falaise est
raide, nous l'effectuons en une heure, en arrivant nous voyons
de loin la danse des masques..
Puis cette fois ci
nous prenons une charrette tirée par un bœuf avec
autoradio, il est plus puissant et plus rapide que l'âne, par
contre il présente l'inconvénient d'avoir le "tuyau
d'échappement" près de nous, pourvu qu'il n'ait pas la turista !
La mare aux caïmans est celle que
nous connaissons, placée à coté de la piste des tout terrains.
Ils sacrifient un coq pour nous ( honte à nous), enfin c'est
plutôt pour le
caïman.
Retour à Tireli, le repas à été
commandé le matin à 9H00, nous l'aurons péniblement après 12H30,
ensuite le classique repos, nous repartons à 15H30, la visite du
village est moins intéressante que celle d'avant hier, sur la
place principale les guides nous montrent par terre la paille
colorée rose provenant des masques de la fameuse danse.
La remontée en 1H30 par le même
chemin que l'aller fut plus difficile, car nous avons eu peu
d'ombre et c'est de "l'escalier" tout le long. A notre
demande, le guide nous
amène voir sa famille, c'est l'apothéose de la journée, nous
voyons où il habite, ils sont 17 personnes et c'est tout petit,
nous comprenons que les hommes soient toujours dehors et les
enfants avec les grand mères. Nous rencontrons son frère ainé
qui est désormais le chef de famille depuis la mort du père, je
ne prends pas de photo mis à part la cuisine, c'est trop petit
et ça nous gêne.
Nous allons ensuite à la maison des
grand mères, les deux femmes de son père, elles ont eu dix
enfants, depuis la mort du mari elles n'ont plus le droit
d'habiter avec la famille (tradition Dogon), elles vivent à coté
et gardent les petits enfants la journée, nous saluons la mère de Koukana Dolo.
Les Dogons rencontrés sont toujours
surpris et heureux quand nous les saluons dans leur langue, ou
mort de rire ! comme toujours nous eûmes un nombreux public pour le
remplissage de l'eau à la pompe. Notre guide nous fera cadeau
d'une petite porte Dogon miniature au format A4 environ, nous
sommes touchés, il a lui aussi apprécié nos cadeaux.
Km 6181▼
29 janvier 2009 Ө matin 26°C Ө
journée 39.5°C
Retour à Bandiagara
par la route du plateau, ou nous croisons les charrettes qui
vont au marché. (se renseigner auprès des guides pour le jour du
marché car ici la semaine est de 5 jours), et nous doublons un
bon nombre de trekkeurs qui courent en plein soleil !
A Bandiagara, après un
petit tour en ville (pas d'intérêt, à part peut être le palais)
nous allons à la banque du Mali, en 15 minutes il arrive à faire
un client, il y a une queue de 15 personnes, ça ne se fera pas
avant la fermeture, nous abandonnons, nous ferons le change à
l'hôtel (640 au lieu de 650). Pour info l'hôtel de la falaise (Gandini)
n'a pas de place intérieure pour les véhicules, impossible de
dormir sinon sur
la route devant le rond point, l'enfer avec les vendeurs de tout
poil, les mendiants, etc. nous fuyons...
Bivouac à l'hôtel
camping Togona que nous connaissons route de Mopti à 2.7 Km de
Bandiagara, il est clôturé donc tranquille N14°21.494'
W003°38.591' 2500FCFA/pers, il y a un robinet d'eau, et se soir
à 18H00 nous essayons de nous brancher sur leur groupe
électrogène, le gérant est sympa. Par contre la puissance est
insuffisante et ils n'arrivent déjà pas à éclairer le restaurant
!
Nous envoyons un jeune avec
une liste des courses et un billet (il revient avec les courses), ceci nous évite d'être
de nouveau confrontés aux rabatteurs, et aujourd'hui nous cuisons
(39.5°C à l'ombre!)
Km 6414▼
30 janvier 2009
Ө matin 21°C ouf
il fait plus frais Ө
journée 39.2°C
Nous retournons sans
joie à Bandiagara, comme toujours au rond point nous voyons les
rabatteurs à moto ou à pied foncer sur nous, pour nous proposer
un camping, de l'eau, etc..
Nous allons à la
mairie pour Internet car le cyber à l'entrée de la ville n'a pas
de connexion, nous zigzaguons dans les ruelles car c'est jour de
marché. Ils sont sympa à la mairie, c'est vrai que l'on dit
bonjour et comment çà va en Dogon ! Le débit est abominablement
lent, de plus il y a sans cesse des ruptures de réseau alors il
faut relancer Orange à chaque fois. En fait on passe son temps à
attendre que ça monte ..... Impossible de publier le site, on se
contente des e-mails, nous apprenons que quatre étrangers ont
été enlevés vers la frontière Mali / Niger, ils revenaient d'un
festival.
Nous fuyons Bandiagara et prenons
la direction du Burkina Faso par une route en latérite très
poussiéreuse évidement, les croisement avec les camions se font
dans "le brouillard".
Les formalités de sortie du Mali se
font rapidement, sans bakchich, sans arnaque et sans demande de
cadeau.
Info
importante,
éviter le soda Africa Cola, ça a le goût
du Fernet Branca, une purge quoi.
►Album
photos du Mali |










































































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